De l’idée au projet

A l’origine de toute création d’entreprise, il y a une idée. Pour s’élever au rang de projet, cette idée devra passer un véritable banc d’essai: étude de marché et prévisionnel financier permettront d’établir le business plan et valideront ou infirmeront la faisabilité de ce projet.

L’étude de marché consiste à mettre en parallèle l’offre et la demande existante relative à votre activité. Elle doit être effectuée avant l’installation. L’objectif principal est d’appréhender le plus précisément possible le potentiel de l’activité mais également d’identifier les risques qu’elle comporte. Il s’agit donc de collecter les informations sur l’environnement choisi, à savoir :

  • absence ou présence d’autres professionnels exerçant la même activité,
  • périmètre d’intervention,
  • public visé,
  • prix pratiqués, …

Cela permettra de pouvoir dégager une tendance positive ou négative à l’installation ainsi que des outils à la gestion de l’entreprise. L’étude de marché permet également de valider son chiffre d’affaires prévisionnel en tenant compte du seuil de rentabilité.

Pour vous aider à établir votre prévisionnel financier, l’AAGPL met à votre disposition un outil statistique. L’UNASA établit des moyennes statistiques par profession qui vous permettent de connaître les charges de votre activité et les moyennes de chiffre d’affaires afin d’effectuer des prévisions financières en adéquation avec la réalité du terrain.

Accéder aux statistiques

 

Pour en savoir plus :

Consulter le « Guide Objectif Entreprise » du RSI

Télécharger notre « Guide d’installation en profession libérale »

Définir la nature de son activité indépendante

Le créateur doit rapidement savoir de quel champ d’activité son projet relève : s’agit-il du commerce, de l’artisanat, de l’agriculture ou de la profession libérale ?

La résolution de cette question est importante pour les créateurs car elle détermine le Centre de Formalités des Entreprises compétent (CFE), les organismes spécialisés pour l’accompagner, la nature de ses revenus (BIC,BA, BNC), les caisses sociales dont il relèvera etc.

Il y a quelque temps, la profession libérale n’avait pas de définition légale et l’on avait l’habitude de dire que le professionnel libéral était celui qui ne rentrait pas dans les autres catégories. La loi du 29 mars 2012 est venue réparer cet oubli en donnant à la profession libérale une définition positive :

« Les professions libérales regroupent les personnes exerçant à titre habituel, de manière indépendante et sous leur responsabilité, une activité (…) ayant pour objet d’assurer, dans l’intérêt du client ou du public, des prestations principalement intellectuelles, techniques ou de soins, mises en œuvre au moyen de qualifications professionnelles appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d’une déontologie professionnelle, sans préjudice des dispositions législatives applicables aux autres formes de travail indépendant ».

De façon plus précise, on distingue chez les professionnels libéraux ceux qui appartiennent à des Professions réglementées ou non réglementées.
Les professions réglementées sont classées dans le domaine libéral par la loi. Leur titre est protégé. La majorité d’entre elles sont organisées en ordres professionnels. Cette liste reste ouverte ; récemment, les ostéopathes et les chiropracticiens ont vu leur titre protégé.

Famille SANTE

Famille JURIDIQUE

Famille TECHNIQUE

Médecin Avocats Expert-comptable
Chirurgien-dentiste Huissier de Justice Commissaire aux comptes
Vétérinaire Notaire Agent général d’assurances
Sage-Femme Architecte
Infirmier Géomètre-expert
Masseur-Kinésithérapeute
Orthophoniste
Orthoptiste
Pédicure-podologue
Psychologue
Diététicien
Ergothérapeute
Les professions non réglementées sont par définition très diverses. Leurs activitésdont l’exercice est en général « libre » sont celles qui se sont le plus développées ces dernières années avec l’explosion des nouveaux services. Même si elles ne sont pas réglementées, certaines professions exigent néanmoins un titre pour pouvoir être exercées en toute légalité ; il en est ainsi des professeurs ou coachs sportifs qui doivent avoir le Brevet d’Etat approprié.
Parmi les activités les plus répandues, on retrouve les consultants, auditeurs, experts, conseils de toute nature, les formateurs et enseignants indépendants, les traducteurs, les agents commerciaux, les guides de haute-montagne, les détectives privés…
Parmi ces professions non réglementées, une distinction s’opère. En effet, si elles génèrent toutes des revenus non commerciaux (fiscalité BNC), elles relèvent au niveau de leur régime social, soit des caisses libérales (professions CIPAV), soit des caisses du commerce (RSI). La CIPAV est la caisse libérale interprofessionnelle d’assurance vieillesse à laquelle cotise la grande majorité des professions non réglementées (outre quelques réglementées comme les architectes, les géomètres-experts, les psychologues etc. ). Elle ne prend pas en charge certains professionnels qui se voient donc par exception appelés par les caisses sociales des commerçants. Il en est notamment ainsi des agents commerciaux, des activités liées au bien-être et aux soins hors d’un cadre réglementé : réflexologue, sophrologue, maitre reiki…
Voir la liste détaillée des professions non réglementées relevant de la CIPAV